Office de Tourisme du Piémont Oloronais

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Découvrez à Oloron-Sainte-Marie les richesses de nos trois quartiers historiques : la vue panoramique qu’offre la Tour de Grède ; le Trésor de la Cathédrale Sainte Marie classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco et la surprenante exposition qui vous attend à la crypte Notre Dame.

Vous aimez l’insolite ? Nous vous invitons à suivre notre circuit patrimoine, unique en France qui vous conduira à la découverte de nos plus beaux sites.

Les trois quartiers historiques :


 Le quartier de la cathédrale Sainte-Marie
 Le quartier médiéval Sainte-Croix
 Le quartier Notre-Dame

Le quartier de la cathédrale Sainte-Marie

Durant l’Antiquité, ce quartier faisait partie de la cité d’Iluro, nom d’une divinité celte ibère. Des fouilles archéologiques ont révélé que le site était déjà peuplé avant notre ère et ont mis à jour des pièces de monnaies en or, des sarcophages paléochrétiens et mérovingiens, des bijoux, des poteries...

Au XIIIe siècle, ce quartier devint une cité épiscopale, rivale et indépendante de la cité vicomtale d’Oloron. Jusqu’à la Révolution, les évêques en furent les seigneurs. Ils y régnaient en maîtres et firent ériger leur palais épiscopal ainsi que d’autres bâtiments à vocation religieuse tels le Grand Séminaire ou le couvent des Ursulines...

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Cathédrale Ste-Marie

La cathédrale Sainte-Marie, classée au Patrimoine Mondiale de l’Humanité par l’UNESCO

La construction de la cathédrale débuta en 1102 grâce aux nombreux butins ramenés par le vicomte Gaston IV le Croisé après ses participations aux Croisades et à la Reconquista.

Elle a peut-être succédé à un temple gallo-romain comme l’atteste le réemploi de la plaque de marbre du tympan représentant la Vierge Marie. Cet élément apparaît déjà sculpté, au verso, d’une représentation du dieu Mars que l’on peut dater du Ier siècle de notre ère.

Son portail roman est l’œuvre de deux maîtres sculpteurs du XIIe siècle qui ont travaillé de part et d’autre des Pyrénées.

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Portail

Eléments remarquables : La cathédrale abrite un riche mobilier en bois doré et polychromé (lutrin, chandelier pascal), tableaux représentant la vie de Saint- Grat (nom du premier évêque connu d’Iluro au VIe siècle) mais aussi d’un buffet d’orgues datant du XVIIe siècle et dont l’instrument est réalisé par Aristide Cavaillé-Coll au XIXe siècle, une chaire à l’origine d’un incident entre Catholiques et Protestants. De très beaux vitraux et un Trésor complètent le décor et les richesses de cette ancienne cathédrale.

Le Trésor

Le chapier : un meuble curieux et imposant du XIXe siècle présente une partie du trésor. Il s’agit d’une admirable collection de vêtements sacerdotaux qui ont été portés par les évêques d’Oloron. Réalisés dans des soieries, damas, brocards... de fils d’or et d’argent, ces ornements, datés du XVIe au XIXe siècle, sont, selon la tradition, des offrandes de grands dignitaires, tels que François Ier, Marie de Médicis, l’Impératrice Eugénie de Montijo...faites aux évêques d’Oloron.

L’orfèvrerie : les pièces d’orfèvrerie datent du XVIe au XIXe siècle. Calices, patènes, ciboires, reliquaires et ostensoirs sont autant d’objets liturgiques témoignant du savoir-faire et de l’habileté des maîtres orfèvres de ces époques.

La crèche : l’une des plus belles crèches de France vient compléter ce trésor. Daté du début du XVIIIe siècle, un triptyque de bois sculpté peint et recouvert de feuilles d’or et d’argent évoque la Nativité. A cette scène, s’ajoutent sept personnages sculptés dans du cœur de chêne : recouverts de feuilles d’or et d’argent, ils ont ensuite été peints. Ces attachantes statuettes représentent notamment les différentes classes sociales de la population béarnaise de l’époque.


 Visites : la cathédrale est ouverte tous les jours de 8h à 20h.
 Visite du trésor : tous les jours du 15 juin au 15 septembre
 Tarif : 3 € adulte, 1 € enfant (moins de 13 ans)
 Durée visite : 30 min.

Thermes romains

La présence d’habitants dès le Ier siècle après J.C est attestée dans ce quartier par de nombreuses découvertes archéologiques dont, sous la cathédrale, les vestiges d’un système de chauffage par le sol et par les murs appelé hypocauste.

Art contemporain

Près du chevet de la cathédrale, le sculpteur Amara a voulu évoquer le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle en réalisant une œuvre figurative qui évoque le départ.

Ancien Séminaire

En bordure du gave d’Aspe, l’ancien séminaire a été construit au XVIIIe siècle à la demande des évêques d’Oloron.

L’édifice a conservé sa chapelle néoclassique décorée de délicates peintures murales sur coton marouflé. Cette chapelle a récemment été réhabilitée pour accueillir de nombreux spectacles.

Le passage Monseigneur Saurine

Une évocation de la cité d’Iluro à l’époque gallo-romaine peut être découverte dans ce passage grâce à une fresque, à des fac-similés de sculpture et à la présence d’archéoscopes ouvrant sur des vestiges gallo-romains. Divers aspects de la ville d’Oloron-Sainte-Marie sont également évoqués, alors qu’une salle permet de mieux connaître l’histoire et la vie du quartier de Sainte-Marie.

Les Tumuli

Oloron-Sainte-Marie était déjà habitée aux temps préhistoriques. En témoigne le cercle de pierres reconstitué provenant des fouilles de Soeix. Ce tumulus a été utilisé à des fins funéraires à l’époque de l’âge du fer, soit 700 ans avant JC.

Tumuli

Le quartier médiéval de Sainte-Croix

Vers 1080, le vicomte de Béarn, Centulle V le Jeune, vint rebâtir une ville sur les ruines du site défensif antique qu’il nomma Oloron. Il la dota de nombreux privilèges surtout commerciaux et militaires. La ville prit alors de l’importance et accueillit des souverains étrangers et de plus en plus de pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle.

De nombreuses traces attestent de ce riche passé médiéval comme les maisons à colombages qui abritaient une partie du marché, la Maison du Sénéchal, l’Hôtel de ville et sa prison où le roi Louis XI vint séjourner.

Eglise Sainte-Croix

De nombreux éléments permettent de penser que l’église Sainte-Croix fut construite à l’emplacement de bâtiments plus anciens. La construction date de la fin du XIe, début du XIIe siècle selon un plan de type bénédictin, afin de doter la nouvelle ville créée par Centulle V le Jeune d’un lieu de culte. Le clocher a été ajouté à l’époque gothique. Eléments remarquables :

Une coupole nervurée en forme d’étoile à huit branches d’inspiration hispano-mauresque. Cet élément d’architecture est l’unique exemplaire, avec celui tout proche de l’église de l’Hôpital Saint-Blaise, de l’influence du style mozarabe en France.

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Chapiteau

Plusieurs chapiteaux historiés et décorés agrémentent l’édifice. Parmi les thèmes traités, on retrouve des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament mais aussi des évocations moins courantes comme celle de la Trinité. Le mobilier (retable, chaire, stalles) date des XVIIe et XVIIIe siècles.


 Visites : l’église est ouverte tous les jours de 8h à 20h.
 Tarif : 2 € (monnayeur)
 Durée visite : 15 mn.

La Maison du Patrimoine

C’est une maison de caractère au cœur de la ville médiévale qui a conservé de magnifiques boiseries en châtaignier, des escaliers et fenêtres à meneaux du XVIIe siècle. Elle présente des collections archéologiques (lampe à huile, monnaies, mosaïques, poteries...) et ethnographiques qui témoignent de la tradition béarnaise aux XIXe et XXe siècles. A découvrir également le jardin médiéval et ses plantes médicinales dont certaines disposent de vertus curatives insoupçonnables.


 Visites : tous les jours du 15 juin au 15 septembre.
 Tarif : 3 € adulte, 1 € enfant (moins de 13 ans)
 Durée visite : 40 mn.

Tour de Grède

La Tour de Grède constitue l’un des éléments majeurs du quartier Sainte-Croix. Au XIIIe siècle, l’édifice qui ne comprend qu’un rez-de chaussée, est appelé « Oustau de Poey ». Au XIVe siècle, la famille d’Agreda procède à l’édification de deux étages et aux aménagements nécessaires pour la rendre habitable. Encore occupée dans la première moitié du XXe siècle, la tour, entièrement restaurée, offre une vue panoramique depuis son belvédère sur la chaîne des Pyrénées. Elle abrite actuellement une superbe collection présentant la faune pyrénéenne des vallées et de la zone de montagne. Une scénographie moderne et didactique permet de mieux connaître les espèces spécifiques des pyrénées.


 Visites : tous les jours du 15 juin au 15 septembre
 Tarif : 3 € adulte, 1 € enfant (moins de 13 ans)
 Durée visite : 30 min.

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Tour de Grède

Remparts

Les remparts qui cernent la colline de Sainte-Croix ont été élevés par les romains au début du Ve siècle. Une porte d’entrée monumentale datant de cette époque a récemment été découverte lors de fouilles archéologiques.
Durant le Moyen Age, l’enceinte a subi des modifications à plusieurs reprises avec l’installation du château vicomtal par lequel on entrait dans la ville et où se tenaient les marchés et foires.
Une œuvre d’art contemporain, le « Chi » de l’irlandais M. Warren rappelle le passage des pèlerins sur la route de Compostelle.

Promenade Bellevue

Ce chemin qui borde les remparts a été aménagé au XIXe siècle. A l’ouest, il longe le gave d’Aspe et offre des points de vue spectaculaires sur le quartier de la Cathédrale Sainte-Marie et le Pic d’Anie.

Place Saint-Pierre

Cette place doit son origine à l’organisation d’un tournoi célèbre entre le roi d’Aragon et le roi d’Angleterre en 1287. Pour cela pommiers et vignes furent arrachés et les fossés de la ville comblés. Au XIXe siècle, la place changea de physionomie avec la construction de murets « à l’espagnole » qui lui conférèrent une forme ovale.

Le quartier Notre-Dame

Le développement de ce quartier fut d’abord dû à l’importance que prirent à Oloron, dès le Moyen Age, foires et marchés. Trop exiguë, la ville haute du vicomte de Béarn n’offrait pas les meilleures conditions pour le commerce. Aussi, les chalands s’installèrent au pied de la colline sur la rive droite du gave d’Ossau. L’artisanat, aux XVIIe et XVIIIe siècles puis l’industrie, aux siècles suivants, firent de ce quartier appelé du Marcadet l’un des plus dynamiques de la cité.

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Eglise Notre-Dame

L’église Notre-Dame

Vitrail L’église Notre-Dame, édifiée entre 1869 et 1887, est la plus récente des églises d’Oloron-Sainte-Marie. Il s’agit d’une réalisation de l’architecte des palais impériaux Joseph-Auguste M. Lafollye qui a obtenu une récompense pour ce projet. Ce monument de style romano-byzantin possède un clocher culminant à 52 mètres.

Eléments remarquables :
 les peintures de l’abside réalisées par Paul Delance, « Prix de Rome » et élève de l’académicien Gérôme.
 L’orgue réalisé en 1851 par Vincent Cavaillé-Coll
 Le mobilier contemporain de l’église

Visites : l’église est ouverte tous les jours de 8h à 20h.

La Crypte Notre-Dame

Composée de différentes pièces dont une chapelle voûtée, la crypte réunissait certains jours les jeunes paroissiens pour leur leçon de musique et de catéchisme. Devenue vétuste et insalubre à cause des remontées d’humidité des sources souterraines, elle fut laissée à l’abandon et oubliée des habitants durant des années. Magnifiquement restaurée, on peut aujourd’hui visiter : la chapelle où étaient célébrées les messes

 la sacristie
 la salle de catéchisme
 la crypte aux morts


 Visite de la crypte : tous les jours du 15 juin au 15 septembre
 Tarif : 3 € adulte, 1 € enfant (moins de 13 ans)
 Durée visite : 30 min.

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Reliquaire

Place de la Résistance

C’est l’ensemble architectural le plus marquant de la ville avec ses nobles demeures du XVIIe siècle aux élégants portails et aux sobres fenêtres à meneaux. C’est autour de cette place que se sont installées les plus riches familles de marchands et d’artisans qui ont prospéré depuis leur installation dans le quartier au Moyen-Âge. L’harmonieuse fontaine Henri, tournée vers le bas de la place, est d’époque Restauration.

Le Parc Pommé

Dominant les hauteurs du quartier Notre-Dame, cet immense parc de plus de trois hectares offre un écrin de verdure exceptionnel en centre-ville. Véritable joyau, le parc possède plus de 400 arbres répartis en une cinquantaine d’essences dont la plupart très rares comme le ginkgo biloba, le cèdre du Liban, le séquoia géant... plusieurs fois centenaires. Deux sculptures réalisées par A. Arghira et A. Gabino nous rappellent que le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle passait jadis à cet endroit.